Aller au contenu

Chemin de Stevenson (GR70) : l’eau, les gîtes et les étapes, du Velay aux Cévennes

Sur les pas de Stevenson et de son ânesse, du Monastier à Saint-Jean-du-Gard : où trouver de l’eau, où dormir, comment couper les étapes et venir en train.

Par Julien3 min de lecture

À l’automne 1878, l’écrivain écossais Robert Louis Stevenson part du Monastier-sur-Gazeille, en Haute-Loire, avec une ânesse nommée Modestine. Douze jours plus tard, il arrive à Saint-Jean-du-Gard, dans les Cévennes. Il en tire un livre, Voyage avec un âne dans les Cévennes, et des générations de randonneurs suivent depuis ses pas sur ce qui est devenu le GR70, le chemin de Stevenson.

Le parcours traverse le Velay, le Gévaudan, le mont Lozère et les Cévennes : des plateaux, des forêts, des villages de pierre et une longue descente vers le Midi. Cet article répond aux questions pratiques avec les données d’OnTrace lues sur le tracé complet : où trouver de l’eau, où dormir, comment couper les journées et comment rejoindre le chemin en train.

Le chemin de Stevenson en bref#

  • Environ 230 km du Monastier-sur-Gazeille à Saint-Jean-du-Gard pour le tracé ci-dessus. Beaucoup partent du Puy-en-Velay, ce qui ajoute une étape.
  • Un dénivelé régulier plutôt que des grands cols : le point culminant est sur le mont Lozère. Les chiffres exacts du tracé sont dans la fiche, calculés sur l’altitude du terrain.
  • Une douzaine de jours pour la plupart des marcheurs, comme Stevenson lui-même, en étapes de 15 à 20 km.
  • Un chemin pour tous les niveaux d’expérience en randonnée itinérante, sans passage technique, mais avec de longues journées sur les plateaux exposés au vent et au soleil.
  • De nombreux marcheurs partent avec un âne, loué au départ auprès d’âniers. Il porte le sac, pas le marcheur, et demande des étapes adaptées et des hébergements qui l’accueillent.

Bon à savoir

Le printemps et l’automne sont les saisons les plus agréables. L’été, la chaleur peut être forte sur les dernières étapes cévenoles, et l’eau compte davantage. Stevenson, lui, marchait en septembre.

L’eau#

Les villages jalonnent le chemin et ont souvent une fontaine, mais les plateaux du Gévaudan et la traversée du mont Lozère laissent de longues portions sans source. La fiche donne la plus longue section sans point d’eau connu, au kilomètre près. Traitez l’eau des ruisseaux, que les troupeaux fréquentent, et fiez-vous aux signalements récents : sur OnTrace, une fontaine déclarée à sec par les marcheurs sort du calcul.

Où dormir#

Gîtes d’étape, chambres d’hôtes, hôtels de village et campings se succèdent sur tout le parcours, l’un des mieux équipés de France pour l’itinérance. Au printemps et en été, réservez à l’avance, surtout si vous voyagez avec un âne : tous les hébergements ne peuvent pas l’accueillir.

Couper les journées#

Voici un découpage calculé sur ces mêmes lieux, avec des journées de 14 à 24 km : chaque soir près d’un endroit pour dormir, les journées qui montent le plus gardées plus courtes. Avec un âne, prévoyez des étapes plus courtes.

Bivouac et espaces protégés#

La fin du parcours traverse le parc national des Cévennes, où le bivouac est encadré par la réglementation du parc. Renseignez-vous avant de partir, et respectez les périodes indiquées. La fiche liste les zones connues que le chemin traverse ou longe. Là où rien n’est dessiné, on ne sait pas : cela ne veut pas dire que tout est permis.

Rejoindre le chemin en train#

  • Au départ, Le Puy-en-Velay a sa gare. Le Monastier-sur-Gazeille se rejoint ensuite par la route.
  • En route, la ligne des Cévennes, entre Clermont-Ferrand et Nîmes, croise le chemin : on peut y monter ou en descendre pour faire le parcours en plusieurs fois.
  • À l’arrivée, Saint-Jean-du-Gard n’a pas de gare de grande ligne : on rejoint la gare la plus proche par la route.

Les gares à moins de 5 km du tracé :

Préparer votre propre version#

Ouvrez la trace dans OnTrace, puis choisissez Dupliquer cette trace pour obtenir votre copie : ajoutez-y votre départ du Puy-en-Velay, vos nuits et vos points de ravitaillement, sans toucher à l’original. Vous pouvez aussi télécharger le GPX de la fiche pour votre montre.


Tracé : © contributeurs OpenStreetMap, sous licence ODbL. Altitudes : IGN. Lieux : OpenStreetMap, refuges.info et les avis des randonneurs sur OnTrace.

Votre propre trace, avec la même précision.

Importez un fichier GPX ou dessinez votre parcours : OnTrace place l’eau, les refuges, le ravitaillement et les zones de bivouac, chacun à son kilomètre.