Le Tour du Mont-Blanc fait le tour du massif en passant par la France, l’Italie et la Suisse. C’est l’un des grands itinéraires les plus parcourus d’Europe, et pourtant les questions pratiques reviennent à chaque saison : où remplir ses gourdes, où dormir quand les refuges affichent complet, où l’on a le droit de planter la tente, et comment rejoindre le départ sans voiture.
Cet article répond avec les données d’OnTrace, lues sur le tracé complet. La fiche ci-dessous est recalculée chaque jour : chaque point d’eau, chaque refuge et chaque gare y est placé à son kilomètre, dans le sens classique, au départ des Houches.
Le TMB en bref#
- Une boucle d’environ 170 km, selon les variantes, autour du massif du Mont-Blanc, à travers sept vallées et trois pays.
- Autour de 10 000 m de dénivelé positif. Les chiffres exacts du tracé ci-dessus sont dans la fiche, calculés sur l’altitude du terrain.
- 10 à 12 jours pour la plupart des randonneurs, en étapes de 15 à 20 km. Les traileurs le bouclent en quelques jours, les plus rapides en une seule course.
- Le sens classique part des Houches et tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre : Les Contamines, le col du Bonhomme, l’Italie par le col de la Seigne, Courmayeur, le Grand Col Ferret, la Suisse, Champex, puis le retour vers Chamonix par le col de Balme.
- La saison va de mi-juin à mi-septembre, quand les refuges sont gardés. En juin, des névés peuvent encore couvrir les cols exposés au nord.
Le tracé de cet article suit l’itinéraire principal tel qu’il est cartographié dans OpenStreetMap. Les variantes (col des Fours, fenêtre d’Arpette, lacs des Chéserys) changent la distance, le dénivelé et parfois la difficulté : ouvrez la trace dans OnTrace pour comparer avec la vôtre.
L’eau : présente, mais pas partout#
Le TMB n’est pas un itinéraire sec. Les villages ont des fontaines, les refuges vendent de l’eau et des boissons, et de nombreux torrents croisent le sentier. Mais la montée vers un col se fait souvent sans source sur plusieurs heures, et l’après-midi d’été en plein soleil vide une gourde plus vite qu’on ne le pense.
Trois réflexes simples :
- Repérez la plus longue section sans point d’eau connu avant chaque journée. La fiche l’indique au kilomètre près.
- Ne buvez pas l’eau d’un torrent sans la traiter en aval des alpages : les troupeaux pâturent sur une grande partie du parcours. Une pastille ou un filtre pèsent quelques grammes.
- Ne comptez pas sur une fontaine que personne n’a confirmée récemment. Sur OnTrace, chaque point d’eau porte les avis datés des randonneurs : un point signalé à sec sort du calcul.
Où dormir#
Le TMB se fait en refuges, en gîtes, en hôtels de village, ou sous la tente en camping. En juillet et en août, réservez vos nuits longtemps à l’avance : les refuges les plus courus sont complets des mois plus tôt, et beaucoup demandent une réservation pour toute nuitée. Un refuge plein n’est pas un abri garanti pour la nuit.
Les campings se trouvent dans les vallées, près des villages : ils permettent de couper les étapes autrement, au prix d’un sac plus lourd. La liste ci-dessous reprend les refuges gardés, les cabanes, les gîtes et les campings à moins d’un kilomètre du tracé, dans l’ordre du parcours.
Pour vous faire une idée des journées, voici un découpage calculé sur ces mêmes lieux : chaque soir près d’un endroit pour dormir, entre 12 et 22 km par jour, les journées qui montent le plus gardées plus courtes. Ce n’est pas un programme : les refuges complets, la météo et votre rythme décident.
Bivouac : trois pays, trois façons de faire#
Les règles du bivouac changent d’un pays à l’autre, et souvent d’une commune ou d’un espace protégé à l’autre. Sur la partie française, le tracé traverse des réserves naturelles où le bivouac est réglementé : lisez le règlement de chacune avant de partir. En Italie et en Suisse, les règles dépendent de la région et des communes.
La fiche liste les zones connues que le parcours traverse ou longe, avec leurs périodes. Elles viennent des parcs, des données ouvertes des espaces protégés et des contributeurs d’OnTrace. Là où rien n’est dessiné, on ne sait pas : cela ne veut pas dire que tout est permis. Renseignez-vous auprès des refuges et des offices de tourisme, et dans le doute, dormez en refuge ou en camping.
Rejoindre le TMB sans voiture#
Le TMB se prête très bien au train, et c’est souvent plus simple que de garer une voiture pour dix jours.
- Côté France, la ligne Saint-Gervais-Le Fayet, Chamonix, Vallorcine dessert toute la vallée, dont la gare des Houches pour le départ classique. Saint-Gervais-Le Fayet est relié au reste du réseau ferré.
- Côté Suisse, le Mont-Blanc Express prolonge cette ligne jusqu’à Martigny. De Martigny, un train monte à Orsières, d’où partent les bus vers Champex et le val Ferret suisse.
- Côté Italie, des bus relient Chamonix à Courmayeur par le tunnel du Mont-Blanc.
- Les Contamines sont desservies par bus depuis Saint-Gervais-Le Fayet.
Ces liaisons permettent aussi de raccourcir le tour, de sauter une étape par mauvais temps ou de partir d’une autre vallée. Les gares à moins de 5 km du tracé :
Préparer votre propre version#
Personne ne fait exactement le même TMB : variantes, étapes, nuits en refuge ou sous tente. Ouvrez la trace dans OnTrace, puis choisissez Dupliquer cette trace : vous obtenez votre propre copie, où ajouter vos zones, vos points de ravitaillement et vos notes, sans toucher à l’original. Vous pouvez aussi importer votre propre fichier GPX et retrouver les mêmes informations sur votre tracé.
Avant de partir, consultez la météo de montagne et le bulletin local : la fiche dit où sont l’eau et les abris, pas s’il fera beau au col.
Tracé : © contributeurs OpenStreetMap, sous licence ODbL. Altitudes : modèle de terrain EU-DEM (Copernicus), via OpenTopoData. Lieux : OpenStreetMap, refuges.info et les avis des randonneurs sur OnTrace.